1. Un médecin diagnostique une maladie gestationnelle trophoblastique (ex. môle), le plus souvent sur un produit de curetage. En cas de question, il contacte le médecin du Réseau pour un avis ou un conseil immédiat. Si nécessaire, le médecin lui indiquera la conduite à tenir selon le stade de la maladie (surveillance de l’évolution des βhCG, bilan d’extension à réaliser en cas d’évolution anormale, classification OMS et protocole de chimiothérapie éventuel pour les néoplasies gestationnelles trophoblastiques…).

2. Avec l’accord de la patiente, le médecin ou l’équipe soignante complète, fait signer et transmet au RMTQ le formulaire d’enregistrement, le consentement d’accès aux archives, ainsi que le consentement de participation signés par la patiente et joint (dans la mesure du possible) le rapport de pathologie indispensable à  la prise en charge. L’infirmière coordonnatrice prend contact avec la patiente et lui envoie une lettre d’information, idéalement par courriel. Les lames histologiques sont ensuite transmises à l’un des pathologistes référents du Réseau qui pratiquera une révision afin de préciser, de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.

3. Chaque résultat de βhCG devrait être transmis au RMTQ si non disponible au Dossier Santé du Québec (DSQ). Dès l’obtention de quelques dosages consécutifs, l’équipe du RMTQ dresse et analyse la courbe d’évolution des βhCG et en informe le médecin qui l’a contacté.

4. Après le traitement initial, la surveillance est centrée sur le dosage des βhCG. Elle se traduit par des contrôles réguliers du taux des βhCG plasmatiques qui serviront à établir la courbe semi-logarithmique d’évolution des βhCG des patientes. Ces dosages font appel à des méthodes parfois très spécialisées de dosages des βhCG, et nécessite de faire appel au besoin à un laboratoire de référence tout en continuant à faire faire les prélèvements sanguins par le laboratoire habituel de la patiente.

5. La surveillance dure de 4 à 6 mois après négativation suivant le type de maladie et le délai de normalisation (ßhCG < 5 UI/L). Le souci d’information du médecin et de sa patiente se traduit par des échanges d’informations réguliers. La courbe semi-logarithmique actualisée des βhCG est jointe à ces courriers.

6. En cas d’évolution anormale, le médecin est contacté immédiatement par téléphone de façon à ce qu’une attitude concertée soit décidée. Le médecin contacte alors lui-même sa patiente pour l’informer. La patiente peut être référée évidemment à tout moment à l’Unité des Maladies Trophoblastiques (UMT) du service de gynécologie oncologique du CHUM.

Dernière modification : 11 mars 2018